Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:55

Bonsoir,

 

Revenons (pour une fois) au sujet principal de ce blog avec le résumé d'une aventure de notre cher Sherlock Holmes, "La ligue des rouquins". Cette aventure fait partie du recueuil "The adventures of Sherlock Holmes".

 

Résumé

Les premières lignes de cette aventure se déroule au 221b Baker Street et met en scène nos deux héros, Sherlock Holmes et Dr. Watson, ainsi qu’un homme roux, M. Jabez Wilson. La raison de la visite de ce commerçant londonien tient en une petite annonce publiée dans le journal :

 

« TO THE RED-HEADED LEAGUE 

On account of the bequest of the late Ezekiah Hopkins, of Lebanon, Pennsylviana, U.S.A, there is now another vacancy open which entitles a member of the League to a salaray of £4 a week for purely nominal services. All red-headed men who are sound in body and mind, and above the of 21 years, are éligible. Apply in person on Monday, at eleven o’clock, to Duncan Ross, at the offices of the Leage, 7 Pope’s Court, Fleet Street. »

 

meeting SH RHL

 

 

 

Il est évident qu’une telle annonce laisse notre brave M. Jabez pantois, surtout qu’en ces temps, £4 par jour est une somme plus qu’intéressante. Les conditions d’éligibilité pour cet emploi sont donc pour le moins étonnantes : être un homme, londonien et roux… Le travail, présenté par Vincent Spaulding et Duncan Ross, est de plus des plus simple (et insignifiant): recopier l’Encyclopaedia Britannica 4 heures durant tous les jours. Toute absence sera sanctionnée par un licenciement… Quelles étranges conditions, convenons-en !

 

Mr. Jabez poursuivit ce travail pendant huit semaines avant de venir voir notre cher détective. Les messieurs Spaulding et Ross disparurent en effet du jour au lendemain en laissant uniquement un avis sur la porte du bureau « THE RED-HEADED LEAGUE IS DISSOLVED ; October 9, 1980 ». Etonné et quelque peu déçu d’avoir perdu un tel emploi, Mr. Jabez a décidé de mener une rapide enquête, avant de venir au 221b Baker Street. Sherlock Holmes décide de s’emparer de l’affaire et promet de l’éclaircir au plus vite, mais ne peut s’empêcher de rire avec son cher compagnon. Il est vrai que l’histoire est des plus comique !

 

Après une description de Spaulding et de Ross, le détective se recroqueville dans son fauteuil et se plonge dans ses pensées : « c’est un problèmes à trois pipes » dit-il. 

 

 

 

Sherlock Fauteuil

 

 

 

Soudainement Holmes jaillit de son fauteuil, le regard éclairé, il semble avoir tout compris. Avant de livrer à Watson ses découvertes, il l’emmène assister à un concert au Saint-Jame’s Hall en faisant tout de même un détour par la City pour rendre visite à un des deux acolytes. Holmes le qualifie comme un homme très intelligent et audacieux: le quatrième à Londres et le troisième plus audacieux. A la fin du concert les deux hommes se donnent rendez-vous à Baker Street à 10 heures.

 

Watson se rend donc à 10 heures à Baker Street où il trouve le détective accompagné de deux hommes, Mr. Jones de Scotland Yard et Mr. Merryweather, un directeur de banque. Les quatre hommes prirent ensuite un fiacre en direction de la City pour se rendre dans la banque de Mr. Merryweather où se trouve un important stock d’or français. Après que Holmes ait donné des consignes brèves, l’attente commença dans l’obscurité…

 

Soudain un trait de lumière apparaît dans l’obscurité, tel un chat, Holmes jaillît et attrape l’individu par le collet en criant : « Ce n’est pas la peine John Clay, vous n’avez aucune chance ! » A la suite de l’arrestation Holmes et Watson partirent boire un whisky soda afin de discuter de l’affaire : la ligue des rouquins n’ jamais existé, ce n’était qu’un subterfuge pour avoir le temps de creuser le tunnel menant à la chambre des coffres à partir de la cave de Monsieur Jabez.

 

Ainsi s’arrête notre aventure sur une discussion de Gustave Flaubert « L’homme n’est rien, c’est l’œuvre qui est tout ».

Critiques

Le récit est évidemment toujours bien écrit mais l'intrigue fait de cette aventure une des plus drôles de Sherlock Holmes, et c'est sans doute pour celà que j'ai accroché. Au niveau des relation Watson-Holmes il n'y a pas de nouveauté, le récit se déroule comme n'importe quelle autre aventure de Sherlock Holmes. C'est véritablement le côté burlesque qui donne à ce récit sa particularité. Je vous encorage donc à lire cette histoire pour vous divertir.

Je vous souhaite une bonne fin de soirée, 

 

Antoine

 

Par Antoine Minjoulat-Rey - Publié dans : Sherlock Holmes
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 21:12

Bonjour,

 

Nous allons aujourd'hui nous plonger dans l'univers très noir de l'auteur américain Bret Easton Ellis avec son best-seller American Psycho.

 

I. Qui est Bret Easton Ellis ?

Bret Easton Ellis est un auteur américain contemporain à succès mais qui reste controversé au vu des sujets traités dans ses livres : sexe, violence, drogue, argent. Des sujets complexes à saisir et surtout difficiles à traduire en mots, et pourtant Bret Easton Ellis sait clairement le réaliser, peut être trop clairement. Pour de plus amples informations, je vous invite à aller visiter son site web : http://www.randomhouse.com/kvpa/eastonellis/#/author-bio

 

II. American Psycho

Oui, il est fort probable que vous ayez déjà entendu parler d’American Psycho, sans jamais avoir entendu le nom de Bret Easton Ellis. Un film a en effet été adapté en 2000 par la réalisatrice Mary Harron avec l’acteur Christian Bale. Voici le trailer du film :

 http://www.cinemovies.fr/bande-annonce-3217-25612.html 

Les avis sur le film sont plutôt mitigés comme vous pouvez le constater sur allociné.

 

III. Résumé


L’histoire se déroule dans le New York des années 80, et plus particulièrement dans la sphère aisée de la finance. Le protagoniste principal, Patrick Bateman, est beau, riche, et prend extrêmement soin de lui : salle de musculation, produits de beauté, manucure, sauna etc… Ce jeune homme de 27 ans a tout pour lui, et il le sait. Il ne cesse de manger dans les restaurants les plus huppés de New York, de sortir avec des femmes toutes plus belles les unes que les autres, de fréquenter les bars branchés. Bref, le véritable American Dream !

Seulement voilà, Patrick a un problème, il est psychopathe : il ne ressent pas d’émotions et prend même plaisir à tuer, à faire souffrir les êtres humains comme les animaux. Cette particularité de Monsieur Bateman, le lecteur ne la découvre qu’au fil des pages, l’auteur révélant peu à peu sa véritable nature. Tout d’abord, ce sont des allusions qui nous font réfléchir, puis ce sont des faits brièvement relatés, puis, enfin, ce sont les scènes décrites avec une telle violence, un tel manque de pudeur que le lecteur est choqué. J’ai eu du mal à suivre toutes les descriptions, ce livre est parfois tout simplement insupportable.

 

Ainsi, le premier meurtre n’est commis qu’après 130 pages (dans la version du livre que j’ai, bien entendu) au cours du chapitre intitulé « Tuesday »… soit très tard dans l’histoire. Et la scène n’est décrite que de façon rapide et « détachée » : le lecteur n’est pas (encore) plongé dans l’horreur des détails.

A partir de ce passage, les choses s’accélèrent. L’excellent chapitre « A glimpse of a thurday afternoon » nous montre une nouvelle face de Bateman : un Bateman qui craque, un Bateman impuissant, un Bateman qui a peur, et surtout un Bateman drogué aux médicaments (auparavant on comprend qu’il est drogué à la cocaïne et qu’il boit…un peu trop).

 

Le chapitre « Killing Dog » est encore plus fort: la description dans le désordre des objets de Bateman nous rend à notre tour psychopathe. Le lecteur ne peut plus faire la différence entre des couteaux, des chemises Armani, des pistolets ou encore un attaché-case de 3200$ de Louis Vuitton. Pour Bateman, tous ces objets sont identiques et se doivent d’être tous parfaits, la beauté prime sur leur utilité, et surtout sur leur justification morale. Terrifiant ! 

 

Ensuite vient le chapitre « Lunch with Bethany », où le lecteur (et donc moi en particulier) passe par trois stades : au tout début on a peur : est ce que Bateman va encore frapper ? Que va-t-il se passer au cours de ce dîner? Ensuite, paradoxalement, de la pitié s’installe pour ce pauvre Bateman, il est si seul, il est si perdu. Enfin, le dégoût, la haine même, fait son apparition quand Bateman décide de tuer. Pourquoi tant de détails ? L’auteur prend-il plaisir à faire souffrir le lecteur ? Certainement ! L’envie de fermer le live est forte, mais la curiosité l’étant encore plus, le lecteur ne peut détacher ses yeux de ces lignes ensanglantées jusqu’à l’aboutissement du crime. Le pari de Bret Easton Ellis est gagné : tel un boxeur, le lecteur groggy continuera le récit, en cherchant à y trouver une quelconque justice. Justice qui n’arrivera d’ailleurs… jamais.

 

 

American-Psycho.jpg

 

 

Pour moi, le summum de l’horreur est atteint au cours du chapitre « Killing child at Zoo ». Les détails ne sont heureusement pas trop présents, mais le manque d’humanité de Bateman est stupéfiant. Lorsque Bateman s’agenouille aux côtés de l’enfant qu’il vient de poignarder en tant que « médecin » uniquement dans le but de le voir agoniser, le lecteur ne peut plus comprendre un tel comportement. Le lecteur est perdu, il ne sait plus différencier le bien et le mal. Et surtout le lecteur se demande s’il est possible qu’une telle chose se produise demain… Existe-il réellement de tels individus sur notre planète ? Je vous joins une passage afin de mieux comprendre dans quel calvaire le lecteur est plongé : « Though I am satisfied at first by my actions (ndlr : killing the child), I’m suddenly jolted with a mournful despair at how useless, how extraordinarly painless, it is to take a child’life. This thing before me, small and twisted and bloody, has no real history, no worthwile past, nothing is really lost ».

 

La police surprend (enfin !) Bateman après un meurtre au milieu de New York dans le chapitre « Chase, Manhattan ». Après une folle course-poursuite, digne du meilleur des James Bond, Bateman réussit à s’en tirer. Comment ? Le lecteur ne le saura jamais…  L’argent ou le pouvoir probablement…

 

Bret Easton Ellis a cherché à faire ce récit au plus proche de la réalité, et ça marche ! L’accumulation des détails, notamment les longues descriptions vestimentaires ou culinaires, la répétition de certains faits, tel que les publicités pour la comédie musicale « Les Misérables », plonge totalement le lecteur dans ce New York des années 80. Heureusement que ce livre n’est que pure fiction, il fait vraiment peur.

 

IV. Avis personnel

Comme vous l’aurez compris en lisant ce résumé, ce récit m’a grandement choqué. Non seulement de part le terrible réalisme mais surtout de part le manque de justice, un tel homme devrait être arrêté immédiatement, même si on est en pleine fiction.

 

En tout cas, ce livre est clairement à lire. Je ne peux pas dire que ce soit une partie de plaisir, les nombreuses descriptions cassent le récit, certaines scènes sont littéralement à vomir, mais l’ensemble est parfaitement écrit. Le rythme du récrit est rapide et vif (exception faite des descriptions), le lecteur ne s’ennui jamais. Un régal.  Je ne peux que vous pousser à le lire… Et à vous accrocher ! Pour ma part, je commence Luna Park, du même auteur… j’en frissonne déjà de plaisir… et de peur !

A bientôt,

Antonie

Par Antoine Minjoulat-Rey - Publié dans : Divers
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 19:08

 Bonjour ! 

Le récit "La petite tailleuse chinoise" témoigne de façon romancée des persécutions contre les intellectuels en Chine déclenchées par Mao Zedong à la fin des années 60. Dai Sijie est un écrivain et réalisateur chinois, lui même envoyé trois ans en camp de rééducation en 1971.

 http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/0/8/9782070416806.jpg

 

Le jeune narrateur et son meilleur ami, Luo, se font envoyer en camp de rééducation  en 1968 sous le règne du président Mao Zedong parce qu’ils sont considérés comme « intellectuels ». A cette époque, « intellectuel » signifiait seulement que ces deux jeunes garçons étaient capables de lire et écrire. Par ailleurs leurs parents sont considérés comme ennemis du peuple ; leur chance de sortir du camp est donc très faible. Etre envoyé en camp de rééducation signifie être envoyé dans un village perdu au milieu de la montagne du Phénix du Ciel afin d’aider les paysans.

 

Le premier chapitre sert de présentation aux protagonistes principaux, aux jeunes héros bien sûr, mais également à la petite tailleuse chinoise, la plus jolie fille de la montagne du Phénix du Ciel. Nos deux héros se lient rapidement d’amitié avec celle-ci et Luo ne rêve plus que d’une chose : l’instruire afin de l’aimer.

On fait également la connaissance d’un ami des deux jeunes gens, le binoclard. C’est un jeune garçon venant du même village envoyé lui aussi en rééducation. Le chef du village est décrit comme une brute mais une brute humaine et curieuse. C’est sûrement pour cela qu’il s’intéresse au talent de Luo à raconter des histoires et permet à nos deux héros de visionner des films dans la ville voisine.


Les descriptions de paysage son incroyablement bien faites, nous laissant rêver de cette jeune chine, sauvage, inhabitée, dangereuse. La montagne du Phénix du Ciel ne peut que nous attirer malgré son climat antipathique et son manque évident de civilisation.    

 

Un jour le narrateur découvrit le fabuleux et dangereux secret du binoclard : il possède des livres. Rappelons ici qu’en 1968 tous les livres étaient interdits mis à part le Petit Livre Rouge du président Mao. Pour nos deux héros ces livres représentaient cependant la liberté. Afin de pouvoir profiter de ce trésor, le narrateur et son ami se voient obliger de rendre service au binoclard. Celui-ci leur livrera en retour un livre de Balzac, quel bonheur pour nos héros ! Quelle délivrance, quelle joie ! Ils se sentent revivre ! Grâce à ce premier livre, ils commencèrent (enfin) à instruire la petite tailleuse à la littérature européenne.


Bien vite ce seul trésor ne leur suffit plus, ils veulent plus de livres. Apprenant le départ imminent du binoclard, ils décidèrent de mener un casse afin de lui voler tous ses livres. Ils réussirent ainsi à obtenir de nombreux livres, des Balzac, des Dumas, Tolstoï et bien d’autres encore. Leur rééducation pris une nouvelle tournure, plus humaine, plus attrayante, et malgré leur isolement, ils commencèrent à découvrir les plaisirs charnels, l’Europe, l’amour et l’amitié ; mais aussi la jalousie, cette jalousie que découvre notre héro envers son meilleur ami…


 

La petite tailleuse et Luo passèrent de nombreuses heures à lire, à faire l’amour, à se baigner, à profiter de la vie. Le narrateur n’en est pas en reste, il profite de chaque page, de chaque histoire, il se fait de nouveaux amis, et aime raconter ces histoires à qui veut bien l’entendre. Ses nouveaux amis le soutiennent toujours, ils sont là pour lui.

Luo appris un jour que sa mère était souffrante et qu’il avait la permission de rentrer chez lui pour une période d’un mois. Au cours de ce mois il confia la garde de la petite tailleuse à son meilleur ami, qui respecta sa parole, et qui s’attacha (évidemment) de plus en plus à elle. Lors du retour de Luo, elle était là, à l’attendre, et à l’aimer.


 

Le départ de cette dernière n’en a été que plus brutale et plus douloureux… C’est son père, le tailleur, qui un jour, leur appris la nouvelle. Courant sur les sentiers de la montagne du phénix du ciel, ils la rejoignirent, et lui demandèrent pourquoi ? « Balzac a dit que la beauté était un trésor inestimable… » Alors que Luo pensait la garder à tout jamais pour lui grâce à l’éducation, cette dernière préféra s’en aller en ville, afin de découvrir la civilisation, et une nouvelle vie.

Nos deux héros furent tellement déçus et tristes qu’ils brûlèrent tous leurs livres…et personne ne sait s’ils réussirent à s’en aller de cette montagne…  

 

Des descriptions à faire rêver, un contexte historique peu exploité par les auteurs européens, de l’amour, de l’amitié ; tous les ingrédients sont là pour faire de ce livre un grand livre. Comment ne pas l’apprécier ? Seule la fin ne m’a pas pleinement satisfaite, mais en même temps, ça a été une dure leçon de vie : les condamnés ne peuvent que très rarement échapper à leur destin…alors que les jolies filles peuvent profiter d’une belle et heureuse vie !

Antoine

 

Par Antoine Minjoulat-Rey - Publié dans : Divers
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 21:05

Bonjour, 

Je vais vous plonger maintenant dans le monde étonnant de John Kennedy Toole et son roman "La conjuration des imbéciles".

 

http://www.deslivres.com/images/products/image/La-conjuration-des-imbeciles.gif

 

John Kennedy Toole, né en 1937 à la Nouvelle-Orléans, est un écrivain américain qui publia deux œuvres : « La conjuration des imbéciles » et « La bible de néon ». Il se suicida à l’âge de 31 ans suite à une dépression provoquée par le refus des maisons d’édition de publier ses livres. Ses écrits seront publiés à titre posthume grâce au courage de sa mère et « La conjuration des imbéciles » se verra attribué le titre Pulitzer en 1981.


Au début du roman il est difficile de s’immerger dans le livre à cause du style très étonnant. Ce style est dû aux paroles d’Ignatius qui se veulent très compliquées afin de donner l’impression d’échanger avec un géni. Le fait qu’il y a également de nombreuses histoires initialement peu liées n’aide pas énormément à la compréhension du livre. Mais pourtant j’ai adoré ce livre et je le considère comme l’un des mes préférés avec « Le joueur d’échec » de Stephen Zweig. Assez parlé, voici le résumé.


http://www.rowthree.com/wp-content/uploads/2011/10/Dunces_Rumours.jpg

 

Ce roman décrit les péripéties de plusieurs individus, qui à priori n’ont rien en commun. Au fil du récit on découvre que ces derniers ont tous un lien plus ou moins fort avec Ignatius J.Reilly. Ignatius est un jeune trentenaire intelligent, réactionnaire et doté d’une logique propre à lui-même. Ces connaissances lui permettent d’afficher une arrogance sans limite. Malheureusement pour lui, il se trouve, qu’il estime être un géni incompris par ses proches (c’est à dire sa mère, son père étant décédé, il n’a pas d’ami, mis à part une jeune demoiselle habitant  New York, ayant un comportement tout aussi étrange que celui du héro.)


Ignatius se considérait certes un géni mais il préférait passer son temps à regarder la télévision et à s’engraisser. Le physique d’Ignatius est très impressionnant, de même que son look vestimentaire. Ces deux attributs mis en commun font de lui un être incomparable avec une silhouette très inquiétante. Après une altercation avec un policier (l’agent Manusco), il s’enfuit avec sa mère en voiture. Quelques minutes plus tard, sa mère a un accident provoquant des dégâts considérables. Ne possédant pratiquement rien, ils ne peuvent rembourser les dégâts. De ce fait, Ignatius se voit dans l’obligation de chercher un travail… Enfin !


La recherche de travail est compliquée puisque Ignatius n’a pas l’intention de réaliser quelques effort que ce soit, tant au plan physique (il est souffrant d’une maladie imaginaire), qu’au plan intellectuel. Après plusieurs essais, il trouve néanmoins un emploi dans l’entreprise des « Pantalons Levy », dirigée par Mr. Levy fils. En réalité, il se désintéresse totalement de son entreprise, et préfère jouir de ses privilèges matériels, en dilapidant sa fortune. Durant sa période au « Pantalon Levy », nous ferons la connaissance de Mme Levy (qui déteste son mari, et qui se sert de ses filles comme chantage perpétuel), de Miss Trexy (la protégée de Mme Levy, cette dernière cherchant toujours des occupations.), et du reste des employés, c'est-à-dire les ouvriers. Ignatius, après avoir charmé Mr. Martinez, le gérant de l’usine, décide de mener un coup d’état avec les ouvriers. Ce coup d’état aboutit au renvoi naturel d’Ignatius.

 

Simultanément, on suit les correspondances d’Ignaitus avec son amie New-yorkaise avec des lettres de plus en plus méchantes, des deux cotés. On observe également ses péripéties avec sa mère, qu’il considère comme alcoolique. Les autres histoires relatent de la vie d’un bar dirigé par une dictatrice impitoyable, Miss Lee, faisant travaillant un noir comme balayeur (évidemment sous payé), et une serveuse comme danseuse. La mère se lie d’amitié avec l’agent de police Manusco, une femme fan de bowling, et tombe amoureuse du vieux communiste qui s’était opposé à Manusco lors du premier jour. Tout cela déplait décidemment à Ignatius.

 

Le second emploi de Mr. Reilly Junior, est vendeur de saucisse, ce qui a pour effet de provoquer une encore plus grande tristesse à sa mère, qui avait dépensé tous ses sous pour les études de son fils. Ignatius se fait tout de même menacé de renvoi, à cause de sa fainéantise. Au cours de l’une de ses tournées, il va rencontrer un jeune homo, avec qui il va vouloir créer un parti politique. Evidemment, cette tentative se voue à l’échec.

 http://www.decoboutik.com/224-thickbox/bonhomme-fumeur-brule-encens-vendeur-de-sauciss.jpg

 

A la fin du livre, après encore de nombreuses péripéties, toutes plus stupides les unes que les autres, la mère Reilly veut faire enfermer son fils dans un asile (idée proposée par ses nouveaux amis.) Ignatius prend la fuite avec son amie de New York, qui était venue a la Nouvelle Orléans pour sauver Ignatius. Pendant ce temps la, Jones, avec l’aide de Manusco démantèle un trafic de photos pornographiques imaginé par Miss Lee et un complice. Ainsi le sergent peut sortir du ridicule qui le couvre durant tout le livre. Jones (le balayeur) peut également abandonner son ancien emploi, sans pour autant se faire arrêter pour vagabondage. Mr. Levy décide de restructurer ses entreprises en bermuda Levy, et parle avec force à sa femme.

Bonne lecture et à bientôt !

Antoine 

 

 

Par Antoine Minjoulat-Rey - Publié dans : Divers
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 18:33
Bonjour à tous,

Pour changer de sujets et en aborder un qui me tient à coeur, abordons l'univers échéquéen. On va aujourd'hui s'intéresser à un classique, "Le joueur d'échecs" de Stefan Zweig. Stefan Zweig est un écrivain autrichien (1881-1942) qui termina ses jours au Brésil, après avoir fui le régime nazi. Ses plus grands succès sont ses nouvelles: "Amok", "La confusion des sentiments", "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme".



 http://www.stefanzweig.de/Bilderzwg/Zweig1.jpg


Ce récit, le dernier de Stefan Zweig, se distingue de ses autres oeuvres qui sont habituellement plus à caractères philosophiques ou biographiques. Le récit se déroule au fil des souvenirs du narrateur, donc le nom reste inconnu. Maintenant que le cadre est fixé, passons au résumé.


Lors d’une croisière sur un paquebot, le narrateur rencontre une connaissance qui lui explique, que sur ce même bateau est présent Czentovic. Ce dernier est le champion du monde d’échec. Son ascension dans le milieu sort de l’ordinaire. Ce jeune champion découvre les échecs en regardant son maître et un de ses amis. Un soir, on lui permit de jouer, et c’est ainsi qu’il se révéla incroyablement doué. Il semble pourtant que son intelligence s’arrête à ce domaine: selon ses collègues, il est simplet et rustre.

 

Le narrateur, piqué de curiosité, tente vainement de prendre contact avec ce Czentoviv. Pour arriver à ses fins, il décide d’organiser une partie d’échec sur le paquebot, cherchant à attirer l'attention du grand champion. Tout d'abord un américain vient le rejoindre pour disputer quelques parties, mais Czentovic ne semble pas s’intéresser à eux, le niveau de jeu est trop bas. Le riche homme d’affaire américain prenant connaissance de l’existence du champion, va lui proposer une partie d’échec, payante. Le champion, avare, accepte. Malgré l’aide de nombreuses autres personnes, l'américain et le narrateur se font battre à pleine couture. L’arrivée d’un nouveau joueur, le docteur B, change la donne. Celui-ci réussit à faire nul, sous les yeux ébahis de ses admirateurs et de Czentovic. Ce dernier veut sa revanche.

http://aminus3.s3.amazonaws.com/image/g0004/u00003266/i00611760/0e72a320b0d9c329ada50e7f8db7863a_large.jpg

 

Le narrateur et le docteur B se rencontrent sur le pont, et entament une discussion. Le narrateur apprend alors l’identité du docteur B, c'est un ancien médecin autrichien séquestré sous le régime nazi. Son périple diffère des autres victimes du régime en ce sens que sa séquestration n'a pas eu lieu dans un camp de concentration. Il était isolé dans une chambre blanche, et interrogé de manière irrégulière par la GESTAPO, souvent en pleine nuit. Isolé, torturé, il commence à perdre la tête. Un jour, il voit la possibilité de voler un livre, livre qui devrait l'aider à s'accrocher à la réalité, livre qui devrait lui donner de la "matière à réfléchir". Ce trésor se révèle être... « Les 50 meilleurs parties d’échec ». Au début, il fût très déçu mais rapidement il prit conscience de sa chance. Tous les jours il avait de quoi s’occuper en rejouant inlassablement les parties de grands Maîtres. Cela lui procurait un nouvel équilibre, dont il avait fortement besoin pour tenir tête à la GESTAPO. Un jour  il commença à connaître les 50 parties par cœur, et  le livre perdit de son intérêt.

 

A partir de ce moment là, il essaya de jouer tout seul, mais comment jouer contre soi-même ? Comment ne pas dévoiler les plans des noirs aux blancs et vice-versa ?  Il va parvenir à diviser sa personnalité en deux, en une entité noire, et une entité blanche, indépendantes l'une de l'autre. Fatalement, un jour, son esprit l'abandonne et il devînt fou. Il fut hospitalisé par un médecin bienveillant qui le libéra. Docteur B. décida alors de partir en exil en Amérique du sud.

 

La dernière partie entre Czentovic et le docteur B prend une drôle de tournure. Le docteur n’en pouvant plus d’attendre les coups de son adversaire, commençe à se montrer grossier, agressif. Jusqu’au moment où il se déconnecte de la réalité, et recommence à jouer des parties dans sa tête. Heureusement le narrateur, au courant de la situation, lui fait reprendre ses esprits. Le docteur B s’éclipse alors, confus, promettant de ne jamais rejouer à ce jeu diabolique.

 

A travers cette nouvelle, Zweig nous montre un monde passionnant. Il décrit le jeu d’échec dans toute sa splendeur, on voit bien qu’il est passionné de ces 64 cases et de ces 32 pièces. Toutefois, cette nouvelle véhicule le cliché du joueur d'échecs: pour être bon dans ce sport, il faut être fou.

Ce livre que j'ai relu plusieurs fois est un incontournable.

 

En espérant vous avoir convaincu de lire ce livre,  à bientôt!

 

Antoine

Par Antoine Minjoulat-Rey - Publié dans : Divers
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