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Un classique: 1984 - George Orwell

9 Août 2009 , Rédigé par Antoine Minjoulat-Rey Publié dans #Divers

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«La guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force.» (George Orwell, 1984)


J'ai récemment redécouvert le livre de Georges Orwell, 1984. Ce livre est innovateur, surprenant par ces propos, et bien écrit. Un plaisir de littérature.Je vous conseille vivement de le lire. Ci-dessous un résumé (court) du livre, et les impressions qu'il m'a laissé.

L'auteur: Eric Arthur Blair

Gegorge Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair est nait Inde(à l'époque occupée et gouvernée par l'empire britanique) en 1903. Sa carrière littéraire est difficile à débuter, il ne connait pas le succès. Travailleur acharné, il continuera d'écrire pour atteindre enfin le succès tant attendu.
Au cours de sa vie il s'est engagé dans de nombreuses causes, notamment contre les régimes totalitaires. Ses engagements ont fortement inspiré ses oeuvres.

Pour plus de détails, je vous encourage à vister sa page sur Wikipédia (http://en.wikipedia.org/wiki/George_Orwell), le site français Evene. Il existe également de nombreux sites de fans sur la toile, je vous laisse les découvrir.

1984 - George Orwell : Résumé


Georges Orwell écrit un livre visionnaire basé sur les principes d’un système totalitaire à la fin d’une guerre atomique dans les années 1940-1950. Il y décrit un monde divisé en trois grandes puissances (Oceania, Eurasia, Eastasia) qui se font perpétuellement la guerre. La quatrième zone du monde, n’appartenant à personne est toujours en proie aux guerres entre les trois géants. L’Eurasia est gouverné par un seul homme, Big Brother, grâce une propagande incroyable, un endoctrinement constant, une surveillance permanente, il gouverne son pays d’une main de fer. BigBrother est accompagné dans sa direction par le parti, intérieur (le plus important) et le parti extérieur.


Le parti possède un tel pouvoir qu’il en a crée une nouvelle langue, uniquement parlé par les gens du parti. Cette langue (appelée Novlangue) a pour but de simplifier la langue, et de supprimer les mots grossiers, les mots provoquant tout type de tentations. Le but final de cette langue est de rendre les désirs inexistants pour permettre le contrôle total de chaque individu. Le parti a trois slogans, régissant au mieux la vie de ce pays : « La guerre, c’est la paix », « La liberté, c’est l’esclavage », « L’ignorance, c’est la force ».

Comme tout régime totalitaire, le régime a un ennemi juré, Goldstein et sa résistance. Ainsi, quotidiennement, est organisé la minute de la haine, ou chacun doit crier, insulter, Goldstein. Il est l’ennemi public n°1.


Le pays est divisé en trois classes sociales : les hauts membres du parti, jouissant de tout, d’absolument de tout ; des membres « normaux » du parti, devant se rationner (quelques grammes seulement de chocolat, pas de nouvelles chaussettes, pas de chauffage) pour le bien du parti ; et enfin les prolétaires. Ces derniers sont « laissés pour compte », le parti ne s’intéresse que très peu à eux, seulement pour éviter une révolte. C’est ainsi que le parti leur crée des chansons, des films, tous les types de divertissements possibles, afin qu’ils en oublient leur triste existence. Toutefois, il est certain que les prolétaires sont tous pauvres, et sans sous, vivant dans une misère et une saleté pire que les membres du parti.


C’est dans ce contexte que l’on retrouve le héros, Winston, employé moyen du parti extérieur. Ce dernier, de part son métier (modifier continuellement le passé, et ainsi permettre au parti de contrôler le futur, le passé et le présent), se pose des questions, qu’il croyait être le seul à se poser. Ces questions remettent en question l’autorité suprême du parti. Rien que de formuler ces questions, il pourrait se faire exécuter. C’est dans cette perspective de dénonciation qu’il commence à écrire un journal, pour les générations futures. Par cet acte il se condamne lui-même à plus ou moins long terme, et il le sait. La première question qu’il se pose en écrivant son journal est simple : « A qui ? ». Il ne sait pas à qui il est entrain d’écrire, au futur, mais à qui ?

Au parti, il fait la rencontre d’un personnage haut placé, Monsieur O’Brien, qu’il croit faire partie de la résistance. Il rencontre également une jeune et jolie femme, Julia, révoltée également envers le parti. Avec cette dernière il va vivre des moments heureux, il va en faisant l’amour, en l’embrassant, faire opposition au parti. Il était heureux. Il possédait même une cachette à l’étage d’une boutique d’antiquaire, afin de venir s’y reposer, et rencontrer Julia. Cette cachette avait l’avantage indéniable de ne pas être surveillée par des télécrans. Ces télécrans permettent d’espionner tous les faits et gestes des habitants.


Malheureusement pour eux, O’Brien ne fait pas partie de la résistance, il n’existe même pas. Les deux jeunes gens se sont faits avoir, ils sont perdus, ils savent l’un comme l’autre qu’ils vont devoir subir les pites tortures physiques et mentales qu’ils ne puissent imaginer. C’est ainsi que commence la deuxième partie du livre.


Winston est enfermé dans une cellule collective, avec d’autres traîtres du parti. Il se fait souvent interrogé, et battre sans cesse. Au début ses bourreaux étaient des soldats du parti, des membres du parti classiques. Voyant la résistance obstinéé de Winston, O’Brien décide  de prendre part aux séances de torture. Au cours de ces terribles séances (électrocution, sévisses physiques…), il cherche à faire comprendre à Winston la vérité, il cherche à l’imprégner de l’amour de Big Brother.


Winston n’arrive pas à saisir toutes ces phrases, pour lui la liberté ce n’est pas l’esclavage, c’est de pouvoir dire que 2+2 font 3,4 ou 5. Seulement, pour le parti ce n’est pas ça, la liberté. Malgré les efforts d’O’brien, Winston ne trouve pas en lui l’amour, il ne comprend pas et ne peut admettre toutes ces logiques propres au parti. Pourtant, il essaye vraiment, il considère même O’Brien comme son sauveur. Finalement, O’Brien décide de l’envoyer dans la cellule spéciale, et redoutée par tous, l’annihilateur de pensée. Juste avant de perdre tous ses souvenirs, Winston réalise que Big Brother n’existe pas. Mais au final, où est l’importance ?


Après son séjour dans la terrible cellule, il est libéré, et vit enfin normalement. Il aime Big Brother comme tout le monde, il ne conteste plus rien, et il est heureux de vivre comme ceci. Il recroisera Julia dans la rue, et n’éprouva rien pour elle, seulement du dégoût.


 

Impression


Ce livre avant-gardiste remet beaucoup de choses en questions, et nous permet de revoir le Stalinisme sous un autre œil. En effet, le régime n’est qu’un régime Stalinien futuriste, avec des moyens énormes. C’est le totalitarisme poussé à l’extrême. Le système de propagande est très intéressant à analyser, de part son coté futuriste et pourtant réaliste (comme l'histoire nous l'a démontré à plusieures reprises, notamment au travers de Staline, et d'Hitler.) Il est intéressant de se demander s'il existe une science de la propagande.


Je viens de trouver une réponse à ma question précédente: il existe bien une science de la propagande. L'américain Edward Bernays décrit un nouveau système de propagande, ou de relations pubiques. Ce dernier a été le conseiller du gouverement américain, et de nombreuses grandes entreprises américaines. Il a écrit un livre sur le sujet: "Propaganda". Ce sera peut-être le thème d'un sujet sur ce blog.

 

Conclusion


Ce livre est prenant, malgré un passage creux au milieu du livre (avant la deuxième partie). Il laisse après l’avoir lu un drôle de sentiment, mais, il est clair que ce livre laisse un souvenir impérissable, et il ne possède pas d’égal dans la littérature actuelle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il fait partie des listes de lectures obligatoires pour les classes préparatoires ou les lycées.


http://8.media.tumblr.com/0BVFKcUAtq24mn9faLvwWcIto1_500.jpg


Antoine



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Zélie 22/07/2012 13:28

Vous dites que: "Winston n’arrive pas à saisir toutes ces phrases, pour lui la liberté ce n’est pas l’esclavage, c’est de pouvoir dire que 2+2 font 3,4 ou 5. Seulement, pour le parti ce n’est pas
ça, la liberté"
Or c'est le contraire; pour Winston, la liberté c'est de pouvoir dire que 2+2=4 tandis que le parti veut lui faire croire que 2+2 font 3,4 ou 5.. Winston veut dire que la liberté c'est de pouvoir
croire en la vérité et le parti dit qu'il n'y a pas de vérité puisqu'ils modifient à volonté le passé, la liberté pour le parti est de croire en tout ce qu'ils disent..

Emmanuel 30/05/2011 14:28


Un commentaire à chaud bien argumenté. Si vous avez lu et aimé 1984 en 2009, je vous engage à venir écouter notre podcast sur le Blog des Bouquins et à comparer vos souvenirs : notre objectif dans
ce podcast n'est en effet pas de parler de livres lus récemment (ce que nous faisons par écrit sur le blog) mais de discuter de nos souvenirs concernant un livre marquant. Le troisième épisode,
publié hier, est justement consacré à 1984 ! http://www.leblogdesbouquins.fr/p/le-podcast-des-bouquins.html